Quel taux de rentabilité pour les fonds propres des entreprises ?
18 février 2009 | Actualités
Plus que jamais en cette période de crise, l’investissement doit contribuer à tirer la croissance. Le taux de rentabilité du capital, autrement dit, des fonds propres engagés pour investir, se situe environ à 15%. Ce taux, équivalent au ratio du résultat net sur les capitaux propres, semble diviser les opinions, sur le Net et ailleurs. Si certains arguent que 15% est un taux irréaliste, que la plupart des entreprises ne peuvent atteindre, d’autres pensent qu’il n’est pas démesuré. C’est en tout cas la position de Frédéric Lasnier, PDG de l’entreprise orléanaise PENTALOG, SSII leader français de l’informatique et de l’offshoring low cost. Dans un billet publié sur le blog de l’entreprise le 15 février dernier, il écrit : « Une PME, selon la nature de sa structure et son niveau de développement, SURTOUT en période de raréfaction du financement, doit produire des profits élevés, compris entre 15 et 150% de ses capitaux propres. Si elle veut attirer des actionnaires, elle doit être en mesure de leur assurer par voie de dividendes des rémunérations supérieures à la performance des placements bancaires, donc au moins comprise, au jour d’aujourd’hui, entre 10 et 20% du capital souscrit, et plus encore dans le monde de demain ! ».
Quel est votre point de vue ? Et la réalité à laquelle vous êtes confrontés ?
8 commentaires pour Quel taux de rentabilité pour les fonds propres des entreprises ?
Je viens moi-même de faire un ptit article concernant ce post de Fred… Je suis 100% d’accord avec lui.
Le scepticisme gagne les dirigeants des petites et moyennes entreprises frappés par la crise face aux mesures du plan de relance du Président de la République.
Rappelons que contrairement à ce qu’il a affirmé, le Président de la République n’a pas reçu toutes les organisations professionnelles patronales
Dans son intervention du 20 heures Nicolas Sarkozy a présenté une série de mesures, réduction d’impôts, prime exceptionnelle pour certains chômeurs, allègement d’impôt pour la première tranche, hausse de l’indemnisation du chômage partiel, fonds d’investissement social <> prime d’allocation familiale ,bon d’achat de service ,le tout avoisinant 2,6 milliards d’euros pour soutenir un gain éphémère du pouvoir d’achat des français.
Les petites et moyennes constatent que le Président de la République qui a soutenu la filière automobile et les établissements bancaires néglige à travers ses interventions de prendre en considération les dizaines de milliers de petites entreprises viables qui disparaissent faute de trésorerie
Il commet une grave erreur économique et sociale en ignorant les petites et moyennes entreprises. Car pendant que le chef de l’Etat vole au secours des banques et du secteur automobile.
Plus de 90% des T-PME sont en difficulté, il est difficilement acceptable que l’Etat puisse occulter 95% des entreprises petites et moyennes qui emploient près de 40% de la population active sans compter les revenus de plus de 20 millions de citoyens qui en dépendent.
A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle, la commission européenne a adopté le 17 décembre dernier un encadrement temporaire autorisant la France à apporter des aides aux entreprises en difficultés entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2010, pour des raisons liées à la situation de crise économique et financière ambiante
Notamment par le biais d’allégements fiscaux, allègements de base taxable, exonérations, réductions ou crédits d’impôt .
Cette mesure a été introduite dans notre droit interne par la loi de finances rectificative pour 2009, mais l’entrée effective de cette mesure doit être précisée par un décret attendu au plus tard au 30 avril 2009.
Le CIDUNATI demande au Président de la République de faire paraître au plus vite le décret, et demande que les organismes sociaux et fiscaux, Urssaf, Unedic et la TVA permettent un report et un échelonnement sans intérêts ni pénalités afin de palier au manque de trésorerie des petites et moyennes entreprises.
Il ne s’agit pas de mettre en place une politique de facilité mais d’une nécessité dont l’urgence commande de ne plus rester sourd face au repli de la production industrielle qui signe l’entrée officielle de la France en récession.
Ne pas le faire serait signé l’arrêt de mort de milliers de T-PME. Et des emplois qu’elle procure.
28 février 2009
Les petites et moyennes entreprises comme le cite monsieur Lemaire, ne sont pas encore toutes en détressent si celles- ci ont su enticiper les difficultés.
Je suis en revanche convaincu que certaines branches sont beaucoup plus touchées d’autres, en particulier le secteur automobile, l’immobilier et le BTP.
Mais, c’est l’ensemble des corps de métiers qui sont dans la tourmente et Dieu merci tous ne sont pas dans l’oeil du cyclone.
Des moyens ont été mis en place ( aides par OSEO,le médiateur du crédit,certains repports de charges)etc…
Sachez que dans chaque département une cellule de crise a été mise en place avec tous les acteurs motivés pour soutenir un système et qu’ils se réunissent trés souvent pour faire le point.
Je suis moi même président d’un assocition de TPE, PME et pour les cotoyer très souvent, ils sont conscients des difficultés et certains d’entre eux ont pu bénéficier d’aides et de relais et en particulier ceui du Président de la CCI.
De qui viennent ces initiatives, du Gouvernement.
Oui les entreprises ne sont pas au mieux, mais l’ensemble des confédérations essaient de débroussailler le chemin et même certaines associations de chefs d’entreprise.
Arrêtons de casser la machine qui essaie encore de proposer certaines dispositions pour essayer de nous sortir de ce bourbier.
Lorsqu’un Français ne peut ou ne veut pas acheter de voiture ou encore ne pas acheter de maison ou d’appartement, ce n’est tout de même pas de la faute de notre président.
Croyez vous qu’en augmentant, le pouvoir d’achat par le SMIC ( 2 à 4%) ce ferait repartir la consommation et bien non! Et en plus vous le savez!
Le plan socialiste de 50 milliards c’est bien joli, mais d’un coté on donne et de l’autre on fustige l’état d’augmenter les deficits.
Et bien moi en tant que membre du bureau de la CGPME, je soutiens les propos de notre Président, qui lui est aux manettes et doit prendre des décisions et non pas comme certaines organisations que l’on entend pas ( la votre) et venir donner des leçons qui de toutes les manièresne marchent pas.
Je suis persuedé que même si l’état décidé de débloquer 100 milliards d’euros vous trouveriez à redire et surtout critiquer.je vous demande de mediter cette citation:
Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité
Un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté.
Respectueusement cher Monsieur je comprends que certaines vérités dérangent.
Mais vous aurez observez qu’aucune polémique politicienne n’a été ouvert dans mon mail, et aucune allusion à l’égard d’une quelconque organisation professionnelle contrairement a votre post !!
Que vous soutenez qui vous voulez c’est votre droit et là n’est pas l’objet du débat.
Mais sachez pour mémoire en réponse a votre allégation (organisation que l’on entend pas !!) je vous rappel que vous et vos colistiers avez été battu par 53% des suffrages lors du dernier renouvellement électorale aux chambre de commerce et d’industrie du loiret ( commerce – 10 salariés ) par une seule organisation la notre et tant pis si ça pique mais c’est vous vous avez ouvert le polémique cher monsieur.
Et il est aussi utile de vous précisez que notre organisation a ses élus à la chambre de métiers du Loiret, au RSI et au conseil de prud’hommes d’Orléans comme de Montargis et il est vrai nous ne sommes pas alliés du MEDEF et ses entreprises du CAC 40,adeptes des golden parachutes.
Ceci étant dit pour revenir au débat qui nous intérressent.
Ce n’est un secret pour personne, peut-être a part vous, les temps sont difficiles pour tous, beaucoup de commerçants indépendants ont baissés le rideau, ceux qui restent s’accrochent malgré la conjoncture économique, dégringolade du pouvoir d’achats, récession, faillites boursières, licenciements, au milieu de l’effondrement des structures du Grand Capital, ils gardent espoir. Mais fortement dépendantes des banques et confrontés à la concurrence de la grande distribution les difficultés d’exploitations se multiplient et les mettent de plus en plus en situation de danger de fermeture.
Et ne parlez pas d’OSEO demandez a ceux qu’ils l’on sollicité
Permettez moi aussi de vous rappeler des chiffes inconstables que vous ignorez ou que vous ne voulez pas savoir
Depuis 1966 plus de 1 millions d’acteurs économiques ont mis la clé sous la porte et plus 3 millions d’emplois avec.
Les plus touchés, Epicerie, Alimentation Générale 84% des commerces ont disparus, Boucherie 71%, Poissonnerie 55% Charcuterie 49% Chaussures, Vêtements 52%, Crémerie Fromagerie 76% des pans entier de l’économie de proximité disparaissent, Horlogerie, Electroménager, Libraires, Disquaires, Pompistes, Photographes, Garagistes, Carrossiers, liste évidemment non exhaustive. Situation aggravée avec la concurrence européenne
Pour compenser l’Etat finance les créations d’entreprises à la charge de la collectivité pour tenter d’enrayer un chômage qu’ils ont eux même contribuer à faire naître de manière progressive, plaide pour le plein emploi mais assaille de contrainte, de taxes et de charges les petits patrons et redistribue généreusement aux assistés l’argent durement gagné .
Nos gouvernants prétendent défendre et soutenir le commerce et les emplois de proximité, mais ils donnent la part belle à la grande distribution Les hypers détruisent plus d’emplois qu’ils n’en créent, ils sont devenus des magasins d’Etat soviétiques…privés, ils étranglent les fournisseurs, étouffent toute concurrence, impérialistes et hégémoniques ils contribuent a la dégradation de la vie sociale et sous des leurres de prix bas contrôle 90% du paysage commerciale avec six centrales d’achats sans pour autant pérenniser le pouvoir d’achat des consommateurs
Au 1er janvier 2007, la grande distribution avait déjà sonné la charge et donné un premier coup de grâce aux commerces de proximités, par une loi adopter sous le lobbys des grands distributeurs qui permet aux chaînes de télévision d’ouvrir leurs écrans publicitaire à la grande distribution, les grands nom de la publicité affûtent des spots matraqueurs qui envahissent les écrans, après la pub des boites aux lettres et la défiguration du paysage urbain,. L’Etat remet le couvert avec la création de la Loi LME promulgué en Août 2008 et le statut de l’auto entrepreneur, l’abrogation des autorisations pour les surfaces supérieurs à 300 M2, la réforme de l’urbanisme commercial avec l’abrogation des lois Royer et Raffarin qui sera examiné courant 2009, en attendant l’examen de celle sur l’ouverture du dimanche,
En voulant jouer les apprentis sorciers du libéralisme sans contrôle, L’Etat s’est fait prendre à son propre piège de l’économique mondiale avec la faillite financière libérale. ( qui entre nous était prévisible et annoncé gouverner c’est prévoir )
Malheureusement les victimes sont ceux qui créent et produisent de l’économie réelle et de la valeur ajoutée dans l’anonymat, ils n’ont n’y subventions n’y aides, maltraités par les banques, étranglés par les charges dans l’indifférence générale, ils ne parlent plus d’avenir mais de survie,une réalité que vous semblez ignoré et sachez qu’il n’y a rien de personnel dans ma réponse.
Et puisque vous parlez de la politique de soutien face à la crise actuelle parlons en…
OU sont dont passé Les petites et moyennes entreprises, dans les plans de relance du gouvernement ?
A croire qu’elles sont inexistantes aux yeux du chef de l’Etat, c’est le constat qui a précédé à l’amère déception ressentie par les patrons de T-PME, à l’écoute du discours du Président de la République lors de son intervention télévisé du 5 février dernier.
Milliards d’euros, aide à l’industrie, soutien aux établissements bancaires, action de sauvegarde du secteur de l’automobile, mais curieusement rien, pas un mot pour les petites et moyennes entreprises, toute juste une vague allusion aux classes moyennes.
Le gouvernement ignore t’il ce que sont les forces vives du pays, les petites entreprises en font partie et sont en première ligne, elles peinent et souffrent autant, si ce n’est plus de la crise que les entreprises du CAC 40.
Ce n’est pas une énième promesse sur la suppression de la taxe professionnelle qui va les rassurer d’autant, qu’un autre impôt va probablement la remplacer.
Aujourd’hui les petites et moyennes entreprises ont bien du mal à comprendre cette politique économique, qui favorise les classes de la haute finance et de la grande industrie.
Apparament nos dirigeants n’ont pas pris la mesure de l’importance des petites et moyennes entreprises dans l’économie nationale, il ne faut donc pas s’étonner de voir des chefs d’entreprises perdre leurs nerfs.
Pour conclure vous savez certainement qu’un Ministre de la relance à été nommé, avec une enveloppe de 25 milliards d’euros que fait-il pour vous et surtout pour les petites entreprises.
En parlant de débloquage 100 milliards d’euros ,d’une part il serait les bienvenue pour les T-PME, elles sont preneuses, mais a votre avis à combien s’élève les milliards d’euros distribué généreusement aujourd’hui ( vous dite prêt à on verra à la clefs qui paiera le déficit colossale)
Je pense sous silence les augmentations des contributions sociales notamment à compter du 1er janvier 2009
Taux de cotisations sociales en détail :
CSG : 8,20 %
CRDS : 0,50 %
Prélèvement social + additionnels : 3,40 %
Total 12,1 % au lieu de 11% en 2008
1991. A l’ origine, cette contribution de 1,10% était assise uniquement sur les revenus d’activité ou de remplacement.
Cordialement
CIDUNATI
Des propos qui éclairent…
Il n’y a de classe dirigeante que courageuse.
À toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque.
Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer.
Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux.
Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité en prenant pour soi les dangers.
Le courage, pour l’entrepreneur, c’est l’esprit de l’entreprise et le refus de recourir à l’État ; pour le technicien, c’est le refus de transiger sur la qualité ; pour le directeur du personnel ou le directeur d’usine, c’est la défense de la maison ; c’est, dans la maison, la défense de l’autorité et, avec elle, celle de la discipline et de l’ordre.
Dans la moyenne entreprise, il y a beaucoup de patrons qui sont eux-mêmes leur caissier, leur comptable, leur dessinateur, leur contremaître, et ils ont, avec la fatigue du corps, le souci de l’esprit, que les ouvriers n’ont que par intervalles.
Ils vivent dans un monde de lutte où la solidarité est inconnue, ils ne sont pas à l’abri d’une faillite qui peut détruire en un jour la fortune et le crédit d’un industriel.
Entre tous les producteurs, c’est la lutte sans merci ; pour se disputer la clientèle, ils abaissent jusqu’à la dernière limite, dans les années de crise, le prix de revient des marchandises, ils descendent même au-dessous des prix de revient, ils sont obligés d’accorder des délais de paiement démesurés qui sont, pour leurs acheteurs, une marge ouverte à la faillite, et s’il leur survient le moindre revers, le banquier aux aguets veut être payé dans les vingt-quatre heures.
Lorsque les ouvriers accusent les patrons d’être des jouisseurs qui veulent gagner beaucoup d’argent pour s’amuser, ils ne comprennent pas bien l’âme patronale.
Sans doute, il y a des patrons qui s’amusent, mais ce qu’ils veulent avant tout, quand ils sont vraiment des patrons, c’est gagner la bataille. Il y en a beaucoup qui, en grossissant leur fortune, ne se donneront pas une jouissance de plus : en tout cas, ce n’est point surtout à cela qu’ils songent. Ils sont heureux, quand ils font un bel inventaire, de se dire que leur peine ardente n’est pas perdue, qu’il y a un résultat positif, palpable, que de tous les hasards, il est sorti quelque chose, et que leur puissance d’action s’est accrue.
Non, en vérité, le patronat, tel que la société le fait, n’est pas une condition enviable.
Et ce n’est pas avec les sentiments de colère ou de convoitise que les hommes devraient se regarder les uns les autres, mais avec une sorte de pitié réciproque qui serait peut-être le prélude de la justice
Jean Jaurès, le 28 mai 1890
dans “la Dépêche de Toulouse”
en suivi du poste de Monsieur Gautier CGPME
Les difficultés rencontrées par les petites entreprises ne cessent de s’accroîtrent. Le point avec la toute dernière étude Fiducial.
source TPE-PME.COM ( 3 Mars 2009 )
Pas de grandes surprises, malheureusement, dans le dernier Baromètre Fiducial-IFOP mené auprès des dirigeants de TPE et des banquiers
.
Première conséquence de la crise : une destruction d’emplois massive. Au cours des deux derniers trimestres 2008, les suppressions de postes ont atteint les plus hauts niveaux depuis la création du Baromètre soit 8% puis 9%. La création nette, déjà négative à –1% en octobre, a accusé le trimestre dernier un nouveau record à –2,5%.
Les nouvelles suppressions de charges annoncées sur le SMIC ne semblent pas pouvoir réellement renverser la tendance : seuls 32% des patrons de TPE se déclarent incités par cette mesure à embaucher (pour comparaison ils étaient 51% à juger cette mesure incitative en octobre 2006, hors période de crise).
Côté finances, la situation s’avère également tendue. En moyenne 33% des patrons déclarent que leurs finances se sont détériorées et 12% seulement le contraire. 28% des patrons de TPE déclarent connaître des difficultés financières importantes, résultat confirmé par 29% des banquiers qui constatent une dégradation de la situation de trésorerie chez une part importante de leurs clients TPE.
Concernant le crédit, nerf de la guerre pour les petites entreprises, 22% des TPE ont constaté des durcissements dans les conditions d’accès au crédit de la part de leur banque. 8% ont vu une de leur ligne de crédit ou un prêt précédemment accordé réduit ou annulé.
Si 28% seulement des TPE ont effectué récemment une demande de financement auprès de leur banque, parmi elles, 21% ont essuyé un refus d’un nouveau prêt ou d’un nouveau financement et 14% ont obtenu un prêt mais pour un montant moins élevé que celui demandé.
D’autres patrons de TPE, malgré l’acceptation du prêt, ont subi des conditions plus ou moins sévères : 23% ont été dû demander la couverture d’un organisme de cautionnement, 18% déclarent avoir dû produire des garanties supérieures à celles exigées par le passé et 15% ont obtenu leur prêt mais à des conditions de taux élevés. Néanmoins, 45% de ceux qui ont fait une demande de financement n’ont pas rencontré de problèmes.
En conséquence, 38% des patrons envisagent un scénario noir en déclarant qu’ils pourraient cesser leur activité en 2009 (12% « certainement »). Ce constat alarmiste est confirmé par les banquiers : 75% déclarent craindre une forte augmentation des défaillances d’entreprises au sein de leurs clients TPE au cours de l’année 2009.
Dans ce cadre, comment les dirigeants réagissent-ils face aux mesures de relance prises par le gouvernement ? Dans leur majorité, les patrons de TPE les plébiscitent, sans toutefois en attendre de miracles. Ils apprécient les mesures telles que le remboursement des dettes de l’Etat aux entreprises (65%) et celui des charges patronales au niveau du SMIC (64%, même si 32% seulement se sentent incités à embaucher) ou encore le complément d’aide au financement des PME (60%). Pour autant, moins d’un tiers (32%) estime que ces mesures vont avoir un impact positif sur leur entreprises. Un tableau sombre, mais réaliste, du quotidien des patrons de TPE.
Ceci se passe de commentaire !!
Source : L’Expansion.com – 26/02/2009 L’Expansion.com
Crédits aux TPE : les banquiers reconnaissent avoir durci leurs conditions
La 33èmeédition du baromètre Ifop/Fiducial des TPE (Très Petites Entreprises, de 1 à 19 personnes), publiée le 26 février, propose un regard croisé inédit, celui des dirigeants de TPE et de leurs banquiers. Ils s’expriment sur leurs perceptions de la dégradation de la situation économique et sur leurs relations réciproques.
Selon les patrons, le financement se grippe
22% des TPE affirment avoir subi un durcissement des conditions d’accès au crédit, contre 12% en octobre 2008. 8% des dirigeants de TPE déclarent avoir dû supporter une réduction ou une annulation d’une ligne de crédit ou d’un prêt précédemment accordé. Une majorité (55%) des 28% de TPE qui ont récemment formulé une demande de crédit se sont vu opposer soit une fin de non recevoir (21%), soit des conditions plus drastiques qu’à l’accoutumé : cautionnement d’organismes spécialisés (pour 23%), garanties personnelles supérieures (18%), taux plus élevés (15%), mais aussi réduction de l’enveloppe de financement (14%).
De surcroît, 95% des TPE jugent trop élevés les montants des commission et des intérêts facturés par les banques. 78% pronostiquent un renchérissement du prix de ces prestations dans le but de couvrir les gigantesques pertes des banques consécutives à la crise financière.
Selon les banquiers, il s’agit d’une vigilance accrue
Les banques reconnaissent peu la contraction du crédit ressentie par les TPE. 27% des banquiers estiment toutefois que les banques accordent moins de crédits aux TPE, mais seuls 12% l’avouent quand il s’agit des pratiques de leur propre banque. 54% d’entre eux enregistreraient une diminution des demandes de financement par rapport à janvier 2008.
Néanmoins, 83% des banquiers conviennent avoir augmenté leur niveau de vigilance face à la dégradation de la situation économique. 58% des banquiers affirment aussi étudier plus scrupuleusement les demandes de financement des TPE. 53% déclarent avoir augmenté leur niveau d’exigence, 44% exigent des dossiers de financement plus fournis et 36% souhaitent davantage de garanties. Ce renforcement de la vigilance se concrétise aussi dans les recours à des organismes de cautionnement pour 83% des banquiers. Seuls 10% confessent refuser davantage de financement.
Les finances des TPE se détériorent dangereusement
28% des patrons de TPE déclarent connaître des difficultés financières importantes, 30% jugent leur situation préoccupante ; résultats confirmés par 29% des banquiers qui constatent une dégradation de la trésorerie chez une part importante de leurs clients TPE. La situation ne devrait pas s’améliorer dans les trois mois.
En effet, 74% des banquiers pensent que la trésorerie de leurs clients TPE va connaître une nouvelle dégradation. Un sentiment partagé par 43% des patrons de TPE. Enfin, 38% des patrons craignent un scénario noir en déclarant qu’ils pourraient cesser leur activité en 2009. Ce constat alarmiste pour 2009 est redouté par 75% des banquiers pour ce qui concerne leurs clients.
[...] déj
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Yves Broussoux
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18 février 2009